En tant qu'avocate au Barreau de Kinshasa/Matete, je vois tous les jours le fossé qui sépare le droit écrit de la réalité vécue. La RDC a certes révisé son Code de la famille pour donner à la femme davantage d'autonomie juridique. Mais dans la pratique, les obstacles demeurent.

Les femmes continuent de se heurter à la discrimination dans l'accès au crédit bancaire, dans l'héritage des terres et dans les tribunaux de commerce. Dans certaines zones rurales, la femme doit encore obtenir l'autorisation de son mari pour entreprendre des démarches juridiques simples.

Dans l'est du pays, les violences basées sur le genre atteignent des proportions alarmantes, souvent dans l'impunité la plus totale. Des milliers de femmes victimes de violences sexuelles n'ont jamais accès à la justice.

Mon engagement militant et juridique vise à combler cet écart :

  • Défendre des victimes devant les juridictions compétentes
  • Former des paralegals communautaires capables d'informer les femmes de leurs droits
  • Porter des propositions de loi concrètes au niveau parlementaire

Les droits des femmes ne sont pas une faveur accordée par la bonne volonté des hommes — ils sont une exigence constitutionnelle que nous devons faire respecter ensemble.