La nomination historique de Mme Judith Suminwa Tuluka comme Première ministre en mai 2024 a marqué un tournant symbolique fort pour la République Démocratique du Congo. Pourtant, au niveau de l'Assemblée nationale, la représentation féminine reste dramatiquement insuffisante.
En tant qu'avocate et militante, je constate chaque jour que les obstacles ne sont pas seulement institutionnels — ils sont culturels, économiques et parfois même familiaux. La femme congolaise qui s'engage en politique doit non seulement prouver sa compétence, mais aussi surmonter des préjugés séculaires.
C'est pourquoi, au sein de la DCU, nous avons fait de la Ligue des Femmes un pilier stratégique : former, mobiliser, représenter. Mon passage sur Radio Okapi en avril 2025, dans l'émission « Femmes au Pouvoir : défis et opportunités pour un leadership inclusif en RDC », a illustré l'ampleur de ce débat national.
Le chemin est long. Les femmes candidates subissent des violences électorales, un manque de financement et une couverture médiatique moins favorable. Mais notre détermination est plus grande encore. Chaque femme élue, nommée, ou simplement entendue dans une salle de délibération, est une victoire pour toutes.
Je refuse de voir la parité comme une faveur, un quota ou une case à cocher. C'est une exigence constitutionnelle, une nécessité démocratique, et la condition sine qua non d'une gouvernance qui reflète réellement la population qu'elle prétend servir.
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